Découverte Musicale #9 : Baloji ♫

Un univers envoûtant aux multiples racines.

C’est tout droit sorti de Starflam, que je vous apporte ma dernière découverte musicale congo-belge, nommée Baloji. Une créativité artistique que l’on peut retrouver chez un autre belge, le maestro, mais une musique incomparable avec un style bien à lui. L’auteur/compositeur/interprète a un univers unique mêlant beats rythmiques et paroles touchantes. Un mix que je ne peux que vous recommander !

 

L’histoire d’un coup de cœur musical

Cette rencontre musicale a commencé lorsque j’ai appris que nous allions programmer Baloji au festival Rio Loco, j’ai commencé à écouter et apprécier la musique énergique du rappeur « Kongaulois » avec des premiers morceaux comme Spoiler. Ça s’est confirmé à la sortie de son dernier album 137 avenue Kanamia (Bella Union/Pias, 2018), que j’ai écouté en boucle pendant des jours. Ses musiques de divers genres et horizons m’ont emmenées tout droit en Afrique. Avec Baloji, on passe du rap à la rumba, de la funk à l’afrobeat. Écouter son album a été un vrai voyage musical qui a émerveillé mes oreilles et a fait trembler mon corps. Le rappeur belge nous fait part de ses doutes et se livre corps et âme dans son dernier album en quête d’identités.

©Kristin Lee Moolman

Cette rencontre s’est perpétuée jusqu’à devenir réelle, lors de son concert au Metronum le 4 avril. J’y ai rencontré une personne chaleureuse avec un cœur énorme, heureux de partager ses histoires à travers ses musiques qui ont transcendées la foule. Le showman a fait monter le désir de ses « happy few » avec un show intime diablement énergique ! Personnellement, j’aurai voulu que ça ne s’arrête jamais.

©Romaric Pouliquen

137 avenue Kanamia

Cet album est juste splendide ! (avis personnel) On pourrait le découper en trois parties. Une première partie plutôt dynamique et dansante, une deuxième partie intime et sensuelle et une troisième partie très personnelle, en quête d’identités. Chaque titre est différent et c’est cette variété de musique qui fait tout l’univers de Baloji. C’est un album que l’on doit réécouter pour comprendre les sens cachés comme par exemple avec la musique Bipolaire / Les noirs qui parle en fait du label Universal Music. Je vous recommande d’écouter cette album en entier qui contient des musiques touchantes comme L’art de la fugue ou des musiques sur lesquelles on pourrait tout à fait danser en boîte de nuit telles que Spotlight.

C’est tout l’art de Baloji, ce sorcier au cœur d’encre, de nous faire danser sur des musiques profondes, sensuelles, dénonciatrices et parfois tristes. Une « Musique trop noire pour les blancs, trop blanche pour les noirs » qui nous donne un ton entre-deux puissant, passionné et exotique.

 

Peau de Chagrin / Bleu de Nuit

Baloji n’est pas seulement auteur/compositeur/interprète, mais également réalisateur. Baloji réalise lui-même les clips et les visuels de ses divers projets. Son dernier clip Peau de Chagrin / Bleu de Nuit est juste une merveille. L’artiste, accompagné de son acolyte photographe Kristin-Lee Moolman, nous emmène à Lusanga pour voir le « bleu de nuit ». Fumée bleue, masques, mariage, pirogue, armes… c’est dans un voyage métaphysique accompagné de décors et de costumes époustouflants que Baloji nous emmène ! Je vous laisse découvrir par vous même…

De nombreuses chansons m’ont touchées dans cet album, mais la plus touchante au fond reste La dernière pluie – Inconnue à cette adresse. Baloji nous raconte son histoire sur les traces de sa mère restée au Congo et le choc culturel qu’il peut y voir, comme par exemple avec la phrase : « On s’en fout de ton disque on veut des choses qui se revendent ». Un texte incroyablement poétique parsemé de notes de réflexion « La revanche, c’est se rembourser soi-même. Tandis que la vengeance c’est vouloir faire payer les autres. ». Une chanson slamée qui se termine sur des rythmes africains, une chanson qui nous fera pleurer comme danser. C’est encore une fois, la magie du sorcier Baloji…

©Romaric Pouliquen

Pour les toulousains, on le retrouvera sur la Prairie des Filtres dans le cadre du festival Rio Loco le jeudi 14 juin 2018. Pour les amoureux de la musique, je vous conseille fortement d’écouter cet artiste qui en vaut vraiment la peine et de le découvrir sur scène.

Vous pouvez écouter son dernier album 137 avenue Kanamia (Bella Union/Pias, 2018) sur Spotify

En espérant que ça ne soit pas ton dernier, Baloji…

©Romaric Pouliquen

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xoxo

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